Chapter 02 · 5 min 58 sec

Sem Medo

The hollowness of achievement when it costs us the people we love.

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Sem Medo

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Lyrics· 766 words

[Intro]

Encore une valise près de la porte, encore un dimanche qui finit. Il embrasse celles qu’il aime, puis disparaît dans la nuit.

[Alarme]

[Rapper]

Quatre heures trente.

Debout.

On recommence.

[Verso 1]

Quatre heures trente, téléphone qui vibre, la tête est lourde, la maison dort, je cherche mes clés dans le noir pour ne pas réveiller ceux que j’adore. Le café brûle, la valise attend, même chemise, même terminal, même sourire devant les enfants pour leur faire croire que tout est normal.

Un baiser sur chaque front, « À bientôt », je referme doucement la porte, dans l’ascenseur je respire à peine, comme si le silence me transportait. Taxi, autoroute, lumières froides, contrôle, ceinture, porte d’embarquement, je connais mieux cet aéroport que certains visages de mon bâtiment.

En haut, en bas, encore un vol, encore une semaine à diviser ma vie, une partie reste dans la cuisine, l’autre va travailler loin d’ici. Je regarde les nuages par la fenêtre, personne ne sait ce que ça coûte de toujours partir pour les siens et de perdre du temps avec eux sur la route.

L’avion descend, le téléphone sonne, messages, incidents, urgences, réunions, pas le temps de poser la valise, faut déjà trouver la solution. Le corps est arrivé au travail, mais l’esprit est resté dans la maison, entre un dessin sur le frigo et deux petites voix qui demandent : « Tu reviens quand ? »

[Fadista]

Il monte, il descend, il traverse le ciel et le temps. Il porte sa maison dans le cœur, il cache la fatigue et la peur.

Mais chaque départ laisse une trace, chaque retour répare un instant. Il tombe parfois… puis il se relève.

Continuer.

Continuer maintenant.

[Refrão]

[Fadista]

CONTINUA! Mesmo com a cabeça a rebentar! CONTINUA! Mesmo quando só queres parar!

[Rapper]

Encore un avion! Encore une semaine! Retour au travail, puis retour vers celles que j’aime!

[Fadista]

PARA CIMA! PARA BAIXO! LUTA, LUTA, SEM PARAR!

[Rapper E Fadista]

FODA-SE O MEDO! VAMOS, CARALHO!

É PARA CONTINUAR!

[Verso 2]

Lundi matin, écran allumé, cent problèmes avant neuf heures, quelqu’un dit « urgent », quelqu’un dit « critique », chacun apporte sa peur. Serveurs, appels, décisions, pression qui frappe derrière les yeux, je tiens la structure debout pendant que ma tête prend feu.

Mardi, même course, le déjeuner refroidit à côté du clavier, un autre incident, une autre équipe qu’il faut calmer et guider. Ils voient la réponse arriver, ils ne voient pas la nuit dans l’hôtel, le silence après les réunions quand la chambre semble irréelle.

J’appelle la maison : « Tout va bien », je demande comment s’est passée l’école, je souris devant la caméra pendant que la solitude me frôle. « Papa, tu rentres quand ? » — bientôt, toujours bientôt, encore deux jours, puis l’appel se termine et quatre murs remplacent tout leur amour.

Mercredi, tête qui explose, trop de bruit dans trop de langues, le stress serre la poitrine, mais je continue pendant qu’il m’étrangle. Pas parce que je suis une machine, pas parce que je ne sens rien, mais parce qu’au milieu du chaos, quelqu’un doit encore tenir le chemin.

Je doute, je fatigue, parfois j’en ai marre de tout porter, j’ai envie d’envoyer le monde se faire foutre et de ne plus décoller. Puis je pense à la porte qui s’ouvrira, aux bras autour de mon cou, et je transforme chaque kilomètre en une raison d’aller jusqu’au bout.

[Fadista]

Personne ne voit toutes les batailles derrière un homme qui dit : « Ça va. » Personne ne compte les morceaux qu’il laisse chaque fois qu’il s’en va.

Tu n’es pas fait de fer, tu as le droit d’être épuisé. Le courage n’est pas de ne rien sentir—

C’est de sentir et de continuer.

[Refrão]

[Fadista]

CONTINUE! Même si ta tête va éclater! CONTINUE! Même si ton corps veut s’arrêter!

[Rapper]

Encore un problème! Encore une bataille! Je serre les dents, je traverse la muraille!

[Fadista]

PARA CIMA! PARA BAIXO! CAI, LEVANTA, VOLTA A LUTAR!

[Rapper E Fadista]

FODA-SE O CANSAÇO! VAMOS, CARALHO!

AINDA TEMOS ONDE CHEGAR!

[Verso 3]

Jeudi soir, ordinateur fermé, valise ouverte sur le lit, je replie les mêmes vêtements, je récupère les bouts de ma vie. Train, contrôle, terminal, retard annoncé, porte modifiée, je pourrais dessiner les couloirs les yeux complètement fermés.

La foule pousse, chacun veut rentrer quelque part, retrouver quelqu’un, un homme serre un cadeau, une femme téléphone en tenant la main d’un enfant endormi sur deux sièges, épuisé par le voyage, et je comprends que chacun transporte son propre orage.

Nous sommes des centaines sous les écran

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