Chapter 06 · 5 min 59 sec

La Rage d’Être Bon

The grace of companionship — walking the same road without needing to speak.

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Lyrics· 821 words

[Intro]

JE PORTERAI LA LUMIÈRE, MÊME SI LA NUIT ME BLESSE ! JE NE MAUDIRAI PERSONNE, CAR CHAQUE CŒUR MÈNE UNE GUERRE QUE MES YEUX NE CONNAISSENT PAS !

Que ma voix traverse les pierres, Que mon chant réveille les eaux ! On peut survivre à tant d’hivers Sans devenir l’hiver des autres !

[Silence Total]

[Couplet 1]

Il avait huit ans quand sa mère, au retour de l’usine, Allumait près de la fenêtre une lampe minuscule. Il demandait : « Pour qui ? Nous n’attendons personne. » Elle disait : « Pour celui qui cherche encore sa maison. »

Ils avaient peu de pain, mais partageaient la table, Peu de place, mais une chaise restait disponible. Elle connaissait la fatigue, les promesses qui s’effacent, Pourtant jamais sa douleur ne décidait qui elle embrasse.

Elle disait : « N’oublie pas, sous les manteaux, sous les noms, Chaque être cache un monde que nous ne connaissons. Ne mesure pas une âme à son plus mauvais jour : Certains parlent avec leurs plaies quand ils cherchent de l’amour. »

Puis le temps prit sa main sans demander la permission, Laissant la lampe, une chambre et mille interrogations. Il grandit d’un seul coup, comme grandissent les enfants Quand le silence prend la place de la voix de leurs parents.

[Fadista]

Je serai la lumière Que l’on laissa pour moi. Si je ne peux sauver la terre, Je sauverai ce que je vois.

[Couplet 2]

Il connut les matins gris, les contrats, les refus, Les sourires automatiques quand il n’en pouvait plus, Les trains bondés d’absences, les repas sans paroles, Les rêves rangés trop haut, la peur qui les contrôle.

Il vit des gens se croiser sans vraiment se rencontrer, Des mains pleines de tendresse qui n’osaient plus se montrer. Un homme cachait ses larmes derrière un journal ouvert, Une femme allait travailler avec tout un deuil à faire.

Personne n’était mauvais, seulement parfois perdu, Chacun faisait de son mieux avec ce qu’il avait reçu. Même les mots maladroits, même les portes refermées Pouvaient venir d’un cœur qui ne savait plus demander.

Mais lui aussi se durcissait, lentement, sans le comprendre, À force de tout porter, il ne voulait plus rien entendre. La colère offrait ses bras : « Viens, tu souffriras moins. » Il faillit lui confier son avenir et ses mains.

Alors il vit dans la vitre, au milieu de son visage, Les yeux de cette femme et la lampe de son enfance. Il souffla : « Ma douleur mérite que je la soigne, Mais aucun innocent ne doit devenir son royaume. »

[Refrain]

Je ne serai pas la blessure Que la blessure voulait créer. Je serai la main qui rassure, Même quand la mienne a tremblé.

Être bon n’est pas se soumettre, Ni disparaître, ni céder. C’est avoir mille raisons de détruire Et choisir encore de réparer.

[Couplet 3]

Un soir de décembre, après seize heures debout, Il rentrait sous la pluie, sans force, presque à bout. Sur un pont déserté par les lumières de la ville, Un inconnu regardait l’eau, étrangement immobile.

Il aurait pu continuer. Personne ne l’aurait su. Il avait ses propres peines, ses propres rendez-vous. Mais quelque chose brillait, sous la pluie, dans sa mémoire : Une petite lampe disait : « Ne le laisse pas dans le noir. »

Il s’approcha sans juger, sans questionner son courage, Sans lui dire que la vie est toujours un beau voyage. Il s’assit simplement, respectant son silence, Car parfois rester là est la plus grande des présences.

L’inconnu murmura : « Je ne reconnais plus ma vie. » Il répondit : « Je ne sais pas réparer cette nuit. Mais jusqu’au premier matin, si tu le veux, je reste. Tu n’as rien à prouver. Respire. Le reste attendra. »

Deux hommes sous la pluie, sans héros, sans leçon, Seulement deux êtres humains partageant un horizon. L’un parlait par fragments, l’autre écoutait vraiment, Et l’aube les trouva vivants, assis sur le même banc.

[Fadista]

Il n’a pas porté le monde, Il a porté un instant. Mais parfois une seconde Contient le reste de nos ans.

[Couplet 4]

Voilà ma force : je ressens, je résiste, je reste ! Je refuse que la douleur choisisse chacun de mes gestes ! Je ne suis pas sans colère, je lui donne une direction : Qu’elle détruise les murs, jamais les gens, jamais leurs noms !

Je veux la rage qui protège et le feu qui réchauffe, La puissance qui relève, pas la puissance qui écrase ! Je veux gagner sans laisser quelqu’un perdre sa dignité, Dire la vérité sans cesser d’aimer l’humanité !

Nous sommes tous incomplets, tous courageux à notre façon, Tous des enfants devenus grands sans recevoir les instructions. Certains cachent leur peur dans le bruit, d’autres dans le silence, Mais personne ne se résume à ses jours de défaillance.

Je mettrai des frontières là où mon cœur doit survivre, Je pa

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